Bénévoles, une denrée rare ?

Source : Rhône-AlpeSolidaires

Une des particularité de la vie associative est de faire appel à des bénévoles, que ce soit pour organiser et mettre en œuvre ses activités mais aussi pour l'administrer. La France compterait près de 15 millions de bénévoles, un chiffre en stagnation alors que le nombre d'associations ne fait lui que croître. La pénurie menacerait-elle ?

Beaucoup de structures peinent à trouver chaussures à leur pied. Dénicher un président, un trésorier, relève de l'exploit et pour beaucoup de bénévoles-fondateurs l'usure se fait sentir. Le manque est en effet particulièrement criant lorsque l'on recherche des bénévoles disponibles au moins deux heures chaque semaine. Mais le problème concerne tout autant les plus de 80 % d'associations qui ne fonctionnent qu'avec des bénévoles...

 

Reste que la désaffection relative pour l'engagement associatif, qui s 'inscrirait dans un contexte de mobilisation "zapping", n'est pas seulement le fait des bénévoles. Les associations se font aussi plus exigeantes. Elles cherchent moins des bonnes volontés que des compétences. Il suffit pour s'en convaincre de consulter les offres de bénévolat. Mais ces exigences en hausses sont-elles accompagnées de mesures concrètes pour satisfaire le besoin d'engagement des bénévoles ? L'investissement désintéressé est aussi une ressource qui se manage.

 

Si il n'existe pas de statut du bénévole (à la différence du volontaire) en tant que tel, on a vu se développer ces dernières années un certain nombre de mesures et de démarches pour faciliter la vie du bénévole et son investissement associatif. VAE, passeport du bénévole, ticket restaurant, assurance, sont désormais disponibles mais sont loin d'être toujours mobilisés par les associations alors même que certaines expérimentent des modes de valorisation comme le sol engagement.

Mais rendre le bénévolat attractif c'est surtout associer étroitement les bénévoles au projet de l'association et cela reste, encore plus que le recrutement, la première difficulté identifiée par les responsables associatifs.

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benevolat et salariat

Il faut aussi signaler les difficultés de plus en plus grandes du point de vue de la comptabilité des Assos loi 1901 . Les CEA n'ont rien facilité quant à la rémunération des petits salariés que nous pouvons avoir . Un exemple : pour un salaire net versé ce mois de mai  de 100 € , nous allons reverser 73 € à l'URSSAF !... n'est ce pas scandaleux . Et quant aux explications données par le CEA , elles restent incompréhensibles ; et nous n'avons pas les moyens de salarier un comptable . Encore une fois nous sommes invités à nous débrouiller, c'est à dire rémunérer "aunoir" ou ne pas salarier . C'est ce que nous venons de décider ; devant de telles charges , nous arrêtons l'animation rémunérée .

Soumis par Anonyme (non vérifié) le sam, 23/05/2009 - 06:30.

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