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Conférence de Presse
23 rue Jean Baldassini - 69007 LYON
L'EI : MODÈLE PLUS QUE JAMAIS D'ACTUALITÉ, RÉPONSE À LA CRISE…
Nées il y a 30 ans de l'urgence du besoin et de l'innovation sociale, les EI forment aujourd'hui un modèle économique alternatif ou complémentaire, étonnamment prémonitoire au regard de la crise économique, de la remise en cause des modèles de croissance (course au profit et à la rentabilité), du développement de l'entrepreneuriat social…
Alors que le coût de l'absence de cohésion sociale devient prohibitif, que les politiques sociales classiques semblent inopérantes, que le chômage est devenu une zone de flexibilité et de précarité, que l'exclusion n'est plus le fruit d'un accident individuel mais un risque pour tout travailleur temporairement déclassé...
Les élus devraient positionner l'entreprise d'insertion comme un outil central de l’employabilité, un trait d’union entre le monde des entrepreneurs sociaux et le monde des entreprises, entre le monde de l’exclusion et celui du travail sécurisé.
… MAIS GRAVEMENT MENACÉ
Et pourtant, les EI sont maintenues au rang de dispositif mineur des politiques de l'emploi.
Insuffisante, l'aide au poste n'a pas évolué depuis 2000. Malgré les preuves de leur efficacité, les EI restent considérées comme expérimentales et anecdotiques. Elles dépendent de normes administratives toujours plus contraignantes. Elles sont gérées de manière inégale sur le territoire.
La stagnation de l’aide au poste depuis 2000 menace la pérennité des EI
- De 9.681€ par an et par poste, l'aide au poste n'a pas augmenté depuis 2000, alors que le SMIC augmentait de plus de 40% dans le même temps.
- L'aide au poste ne couvre plus les surcoûts d'encadrement (tutorat technique, accompagnement professionnel et social, gestion du turn-over) et l'écart de productivité lié au recrutement de publics peu expérimentés. Selon le calcul mené par le CNEI avec l'aide d'un économiste*, la perte de productivité d'une EI par rapport à une entreprise "classique" à structure identique est de 12.500 € par an et par poste.
- Si l'aide au poste n'est pas revalorisée, les entreprises d'insertion n'auront plus d'autre choix que d'abandonner leur projet social, alors même que ce modèle offre un rapport efficacité/coût extrêmement rentable pour la collectivité.
Concrètement, les EI demandent aujourd'hui une augmentation de l'aide au poste de 9.681€ à 12.500€, soit un accroissement de 42M€ du budget leur étant alloué (pour les 15000 postes ouverts). Une très faible somme au regard des moyens consentis à la politique de l’emploi…
Il est urgent de ne pas attendre…
Les entreprises d’insertion ont bien résisté à la crise en 2009, mais un quart d'entre elles pourrait connaître de lourdes difficultés en 2010 et ainsi devoir renoncer à leur projet social d'insertion. Il est urgent de ne pas attendre pour rendre aux EI leur place dans la politique de l'employabilité et revaloriser l'aide au poste.
Or, depuis deux ans, l'Etat ne veut entendre aucune demande des EI, arguant qu'il doit avant tout mettre en place sa réforme du financement de l'IAE. Une réforme à moyens constants, qui ne mènera qu'à réallouer les budgets existants, à "déshabiller l'un pour rhabiller l'autre"…
C’est l’impasse : accepter une réforme bâclée ou mourir faute de revalorisation.
Contact :
Laurent CONSIGNY www.urei-ra.org mel : urei-ra@urei-ra.org UREI Rhône-Alpes : 2 place A. Latarjet – 69008 LYON 04 78 77 57 14
| Fichier attaché | Taille |
|---|---|
| DP_Mobilisation_UreiRA.doc | 269 Ko |
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