Questions sur le tourisme social à François Soulage

Source : Rhône-AlpeSolidaires

Le président de l'UNAT, nous répond sur le tourisme social

Le tourisme social connaît-il un essoufflement dû à un désengagement des pouvoirs publics et à un relatif désintérêt du public ?

Il y a incontestablement un essoufflement du tourisme social. Deux phénomènes l’expliquent. Depuis 15 ans, nous collons aux désirs de notre clientèle dont les besoins sont de plus en plus élevés. Cela entraîne évidemment une hausse de nos coûts donc de nos prix. Parallèlement, s’est produit un désengagement très important de l’État et des comités d’entreprises. La nécessité de nous autofinancer qui en découle a également entraîné une augmentation de nos prix. Ce qui devrait être notre clientèle de base a, dans ces conditions, décroché. Il existe encore beaucoup d’initiatives, notamment au croisement d’associations de tourisme social (type Vacances ouvertes), d’associations caritatives (type secours catholique ou secours populaire) et d’organismes comme l’Agence chèques-vacances, qui permettent aux catégories les moins aisées de partir en vacances. Mais en ce qui concerne l’ensemble du secteur, nous évoluons vers une clientèle de salariés de grandes entreprises aidés par leur comité d’entreprise.

Le secteur doit-il se moderniser, s’adapter ?

Il faut évidemment se moderniser et c’est ce que nous n’avons cessé de faire ces deux dernières décennies, qu’il s’agisse de mise au norme, de nouveaux équipements ou de nouveaux produits. Mais la vraie question pour nous aujourd’hui est plutôt « Comment garder, ou retrouver, la mixité sociale qui doit être au cœur du tourisme social ? »

Voir en ligne : Le site de l’UNAT

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